Renault face à un troisième procès suite au Dieselgate : enjeux et contexte
Le 25 juin 2025, le parquet de Paris a officiellement requis un troisième procès pour tromperie aggravée contre Renault, dans le cadre de l’affaire retentissante du Dieselgate. Le constructeur au losange est soupçonné d’avoir délibérément calibré ses véhicules diesel commercialisés de 2009 à 2017 afin de satisfaire aux tests d’homologation antipollution sans respecter ces normes en conditions réelles. Cette accusation vient compléter les procédures déjà engagées contre Volkswagen et Peugeot-Citroën, soulignant ainsi les difficultés persistantes dans le secteur automobile sur la problématique des émissions polluantes.
- 382 parties civiles engagées, comprenant particuliers, associations écologiques et collectivités locales
- Plus de 900 000 véhicules diesel concernés pour un chiffre d’affaires dépassant 16 milliards d’euros
- Procédure centrée sur le non-respect des normes Euro 5 et Euro 6 entre 2009 et 2017

Un système de calibrage controversé au cœur de l’affaire Dieselgate chez Renault
D’après les informations révélées, Renault aurait mis en place un calibrage spécifique afin de garantir la conformité uniquement lors des tests d’homologation, tout en relâchant les contrôles stricts dans la conduite quotidienne. Cette stratégie aurait non seulement contourné les règles environnementales européennes mais aussi contribué à une pollution importante aux oxydes d’azote, nocive pour la santé publique.
- Optimisation ciblée du fonctionnement des dispositifs dépolluants sur banc d’essai
- Différences majeures entre émissions en laboratoire et en usage réel
- Conséquences sanitaires avérées comme l’augmentation des maladies respiratoires
Ce fonctionnement, qualifié de « stratégie collégiale » par le ministère public, témoigne d’une volonté assumée de privilégier la réussite des contrôles européens au détriment de l’environnement et de la santé des usagers.
L’impact environnemental et judiciaire du procès Renault dans l’affaire Dieselgate
Au-delà de la mise en cause judiciaire de Renault, cette affaire soulève des questions fondamentales sur la responsabilité des industriels dans la pollution atmosphérique et la confiance des consommateurs envers leur constructeur automobile.
- Considérations sur la qualité de l’air et ses effets sanitaires dans les grandes agglomérations françaises
- Plusieurs villes de France (Paris, Lyon, Montpellier, Grenoble) parties civiles pour défendre l’environnement
- Enjeu de réputation important pour Renault, autrefois symbole d’excellence automobile
Le procès, dont la décision revient désormais au juge d’instruction, s’appuie sur de nombreux échanges techniques et expertises. Il illustre la montée en puissance des enjeux mêlant justice, automobile et écologie à l’heure où les réglementations se durcissent face à la crise climatique.




