Le paysage des flottes professionnelles connaît une transformation majeure : une entreprise sur trois a déjà atteint les objectifs ambitieux de verdissement fixés pour 2025. Ce virage résolument électrique, boosté par des mesures gouvernementales et la fiscalité, redéfinit les codes de la mobilité d’entreprise. Tandis que les groupes majeurs comme Renault, Peugeot, Citroën et le Groupe Stellantis impulsent cette dynamique, des acteurs publics tels que La Poste, la SNCF, Enedis, la RATP ou EDF jouent un rôle clé dans l’électrification de leurs parcs. Cependant, le chemin est loin d’être uniforme, avec des disparités notables selon la taille des entreprises et leur degré d’engagement dans la transition.
Progression impressionnante vers l’électrification des flottes professionnelles en 2025
Le marché des véhicules 100 % électriques connaît un rebond spectaculaire auprès des professionnels. Alors que les particuliers dominaient autrefois ces achats, les entreprises constituent désormais 59,4 % des acquisitions, avec un pic à 67,4 % en mai. Cette bascule est en grande partie liée aux sanctions financières mises en place par le gouvernement pour favoriser la conformité à la loi LOM.
- 3 546 entreprises françaises concernées par les seuils imposés
- Plus de 105 000 véhicules légers et utilitaires achetés en 2025
- Un taux de 21,8 % d’achats de véhicules électriques ou hybrides rechargeables au sein de ces entreprises
Ce mouvement enclenché redéfinit les stratégies de renouvellement de flotte des grands groupes et des PME, mais reste très hétérogène selon les secteurs et tailles d’entreprises.

Des disparités notables selon la taille et l’engagement des entreprises
La dynamique d’électrification se confirme particulièrement chez les poids lourds de l’industrie et des services : près de la moitié des grandes entreprises dépassent déjà le seuil des 15 % de véhicules électriques ou hybrides rechargeables. En revanche, les PME peinent davantage à engager cette transition, avec seulement 16,9 % d’entre elles conformes aux objectifs de 2025.
- 49,2 % des grandes entreprises sont conformes à la loi LOM
- 30,3 % des entreprises intermédiaires ont dépassé les seuils requis
- 12 % des flottes moyennes n’ont toujours aucun véhicule électrique
La démarche des grands groupes tels que le Groupe Stellantis, TotalEnergies, et EDF illustre le leadership dans cette mutation, tandis que La Poste et la RATP renforcent leurs flottes électriques dans un contexte d’écoresponsabilité accrue.
L’impact organisationnel de l’électrification sur les gestionnaires de flottes
L’enquête Avere-France auprès de 51 gestionnaires de flottes met en lumière un défi conséquent : au-delà des investissements matériels, l’électrification génère un surcroît d’activité. En moyenne, il faut compter une augmentation de 37 % du temps de travail pour intégrer et gérer ces nouveaux véhicules.
- 94 % des gestionnaires visent des objectifs supérieurs à ceux imposés par la loi
- 90 % prévoient d’ajouter davantage de véhicules électriques dans leurs renouvellements
- Besoin accru d’accompagnement pour gérer ce tournant technologique
Cette réalité opérationnelle illustre bien la complexité de convertir massivement les flottes vers une mobilité plus verte, tout en maintenant une gestion fluide et efficace. Le choix stratégique des marques comme Renault et Peugeot dans l’offre de modèles adaptés contribue grandement à sécuriser cette transition à l’échelle nationale.
Les grandes entreprises, tout en accélérant l’acquisition de véhicules verts, valorisent leur engagement en matière de durabilité et d’innovation. Les initiatives de la SNCF et d’Enedis témoignent également du potentiel des flottes publiques à devenir des exemples à suivre dans ce domaine.
Objectifs 2025 : un nouveau cap dans la transformation écologique des flottes d’entreprise
La loi LOM fixe des seuils contraignants et contraints pour pousser les entreprises vers une mobilité à faibles émissions. Cette régulation a créé un véritable effet de levier, mais la réalité terrain révèle des obstacles et des succès inégaux :
- Les grandes flottes dépassent souvent les 15 % de véhicules électrifiés imposés
- Les PME et entreprises intermédiaires rencontrent parfois des freins financiers et logistiques
- Le besoin d’une formation accrue des gestionnaires pour optimiser les flottes et anticiper les contraintes
Entreprises emblématiques et collectivités locales rivalisent d’initiatives pour incarner cette transition, portée par des pouvoirs publics et des leaders industriels.




